Les cheminées forment une unité de production de volumes textiles topologiques et questionnent la possible conception organique de nos artefacts. La substance tubulaire générée par les cheminée-tricotins met en avant l’incertitude qui émane de nos systèmes de production invasifs. Leur plasticité s’accorde à celle des nuages et à ce que Bachelard nomme la
« puissance formelle de l’amorphe » dans L’air et les songes. Paradoxalement, ces unités de production font écho à la fois à l’industrie (et même à l’industrie du nucléaire) et à un système de production artisanale voire familiale (la technique du tricotin). Devons-nous imaginer des industries domestiques ? Nos systèmes de production doivent-ils répondre à un modèle organique ? Les enroulements et circonvolutions textiles aléatoires s’accordent à l’idée de créer de la différence dans la répétition. Le mélange des coloris dû au recyclage de la laine ajoute à l’aléatoire de l’aspect final de la pièce.











Projets
Les cheminées
Le projet Les cheminées se déroule en plusieurs actes : le premier acte consiste en une performance photographiée, le second en une installation et le troisième aboutit à une production d’objets textiles.